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Initiation au japonais

I ) En japonais, il n'existe pas de lettres à proprement parler.



Pour constituer des mots, on utilise deux syllabaires distincts : celui des hiragana ou des katakana. Lorsque l'on passe à une écriture plus "sérieuse" (comme quand les enfants grandissent par exemple), on a recours à plus en plus de kanji, des idéogrammes. Compte-tenu de la complexité de ces-derniers, ils ne seront pas développés ici.

Voici les tables (matome) de hiragana et katakana:

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Les hiragana sont utilisés pour écrire les mots et noms japonais, ou bien pour indiquer la prononciation d'un kanji par sur-titrage.

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Les katakana sont utilisés pour retranscrire tous les mots étrangers, afin qu'ils soient discibles par les Japonais. Il peuvent aussi servir à mettre en relief un mot japonais dans une phrase, un peu comme une mise en gras ou un soulignement. Enfin, ils peuvent aussi servir au sur-titrage des kanji.

Chaque symbole est en fait une syllabe. Vous pouvez remarquer que dans ces tableaux, certaines colonnes sont identiques si l'on ignore les " et °. Ces deux particules existent pour transformer des kana (caractères) et ainsi en ajouter à l'éventail déjà existant.
La transformation consiste à changer un kana en gardant sa "voyelle" mais en adoucissant sa "consonne".Par exemple, vous pouvez facilement entendre que le son "b" est très proche du "p" (et parfois du "h"), le "s" du "z", le "k" du "g", et le "t" du "d". [d'ailleurs, il manque plus haut le son づ/ヅ (prononcé "dzu")]

Mais ces syllabaires demeurent incomplets, ne serait-ce que pour les syllabes "sha", "shi", "shu", ... Dans ce genre de cas, on fusionne les caractères pour obtenir un son, mais cela ne marche que sur des symboles définis (on ne peut pas "créer" ce que l'on veut non plus).

Pour le son "sh", on fusionne し/シ (shi) aux sons "y", le second caractère qui correspond à la voyelle de la syllabe finale étant plus petit que le premier. Ainsi l'on obtient しゃ/シャ (sha), しゅ/シュ (shu), しょ/ショ (sho). Et c'est exactement la même chose pour le son "ch" (prononcé "tcheu"), où l'on obtient ちゃ/チャ (cha), ちゅ/チュ (chu), ちょ/チョ (cho). Idem pour じ/ジ (prononcé "ji" ou "dji") qui donne : じゃ/ジャ (ja), じゅ/ジュ (ju), じょ/ジョ (jo).

Les sons "f" se constituent d'une façon comparable, sauf qu'on utilise comme base ふ/フ (fu) auquel on ajoute les 4 autres voyelles : ふぁ/ファ (fa), ふぃ/フィ (fi), ふぇ/フェ (fe), ふぉ/フォ (fo).

Vous pourriez être surpris de ne pas voir de son en "l", mais c'est normal puisque en japonais, les sons "l" er "r" sont identiques, voir partie suivante pour plus d'explications.

Enfin, la table des katakana a été mise à jour suite à de nombreux problèmes de trancription avec la possibilité de faire des sons "v" (qui étaient au départ les mêmes que les "b"). Ils sont formés par fusion entre ウ (u) et les 5 autres voyelles, ainsi l'on obtient : ヴァ (va), ヴィ (vi), ヴェ (ve), ヴォ (vo) ("vu" est tout simplement ヴ ).

Il n'existe aucun autre caractère dans ces tables !


II) En japonais, il est évident que toutes les syllabes se prononcent, mais pas de la même façon qu'en français :



- "u" est prononcé entre les sons "u" et "ou", et contrairement à ce que pensent beaucoup de gens, ça se rapproche nettement de "u";
- "e" est prononcé "é";
- les sons "sh" se prononcent "ch", et les "ch" japonais "tch";
- tous les sons "g" sont prononcés "gu", donc "ge" est prononcé "gué", et "gi" "gui";
- le "r" est prononcé entre notre "r" et notre "l", on peut le confondre avec un r roulé, mais ce n'est pas totalement ça en fait...
- parfois les kana "consonnes" (tous sauf la première colonne) sont doublés comme dans le mot français "villa" par exemple; pour ce faire, on place devant la kana "doublé" un petit つ/ツ (tsu), っ/ッ.
- pour prolonger une voyelle (faire des "o" longs par exemple), on ajoute la voyelle en question avec les hiragana, ou le caractère "―" pour les katakana.
- Un "u" consécutif à un "o" a pour effet de l'allonger, donc on ne lit pas "ou" "ow" mais "ô".

Point important de la prononciation des voyelles "u" et "i" : lorsqu'elles ne sont pas longues ou précédées par une autre voyelle, ces voyelles ont tendance à être quasi-muettes. Ainsi, au lieu d'entendre distinctement "sa-mu-ra-i" par exemple, un non-initié ne percevra d'un Japonais que "sam'rai".

III) Transcription en caractères latins



Pour rendre la prononciation d'un mot japonais accessible aux non japonisants, on les transcrit souvent en caractères latins, appelés rômaji. Mais quand des personnes pas très rigoureuses s'y essayent, ça peut donner des résultats inexacts, voire très éloignés de la prononciation originale. C'est pourquoi voici un relevé des conventions d'écriture en rômaji :

- de la même façon qu'en français certaines les voyelles coiffées d'un "^" sont prolongées (comme dans le mot "hôte"), pour retrancrire des voyelles longues (à l'exception du "i" et parfois du "a" qu'on laisse doubles), on leur colle un accent circonflexe. On peut aussi, à la place, mettre un "h" après la voyelle, ou carrément laisser la voyelle double pour faciliter la lecture (mais c'est moche). Ainsi, ア― = ああ = "ah" = "aa" = â, コ― = こう = "koh" = "kou" = kô, etc...
- les consonnes doublées le sont aussi une fois transcrites en rômaji, comme "chotto", "matte", etc...
- lorsque le hiragana "wo" est utilisé comme mot de liaison, il est prononcé "o"; vous pourrez donc trouver soit "wo" soit "o".
- quand on tombe sur un double "o", on peut le transcrire soit en "oo", en "oh", ou encore "ô". Les deux dernières options ne permettent pas de faire la différence avec une simple "o" long, ce qui peut prêter à confusion dès qu'on essaye d'écrire un mot avec des kata ou de le chercher dans un dictionnaire. La seule solution est de connaître les mots comme Ôzora/Oozora/Ohzora (ciel).
- le son づ/ヅ ("dzu") ou souvent retranscrit ず/ズ ("zu") par commidité, mais comme pour le double "o", ça peut rapidement devenir génant quand on cherche dans un dictionnaire par exemple.


IV) Voici la liste des chiffres et leur prononciation (parfois double)



- 1/一 (ichi) - 2/二 (ni) - 3/三 (san)
- 4/四 (yon/shi) - 5/五 (go) - 6/六 (roku)
- 7/七 (nana/shichi) - 8/八 (hachi) - 9/九 (kyuu)
- 10/十 (juu) - 100/百 (hyaku) - 1000/千 (sen)
- 10 000/万 (man)


V) Pronoms



Commençons la leçon de vocabulaire par les pronoms, des mots essentiels pour définir les personnes, dont vous.
Voici un relevé non-exhaustif :

- Je : 私 (watashi/atashi/watakushi), 僕 (boku), 俺 (ore), 我 (ware).

- Tu : 貴方 (anata), 君 (kimi), お前 (omae), 貴様 (kisama).

- Il/Elle : 彼 (kare), 彼奴 (aitsu), 彼女 (kanojou).


S'il existe tant de mot pour une seule personne, c'est parce-que chacun a une connotation très précise. Utiliser des termes comme "ore", "omae", et "kisama" est extrêment vulgaire et considéré comme outrancier.
"Watakushi" est une version extrêment polie de "je", rarement utilisée."Atashi" est en "je" féminin, "boku" est masculin.
"Anata", en dehors du vouvoiement, est aussi ce qu'utilise une femme pour s'adresser à son compagnon, tandis que celui-ci lui parlera avec "kimi".

Les pronoms pluriels sont en fait des reprises de ceux ci-dessus, mais auxquels on ajoute un suffixe bien défini, malgré le fait qu'il en existe plusieurs. On compte ら (ra), 達 (tachi), et plus rarement le doublement de kanji (un kanji n'est jamais répété deux fois de suite, on remplace le second par 々).

- Nous : 私達 (watashi-tachi), 僕ら (bokura), 俺達 (ore-tachi), 我々 (wareware).
- Vous : 貴方達 (anata-tachi), 君達 (kimi-tachi), お前達 (omae-tachi), 貴様達 (kisama-tachi).
- Ils/Elles : 彼ら (karera), 彼奴ら (aitsura).

Ecrit par Saga, posté le 29/12/2005.